Page:Dessaulles - Six lectures sur l'annexion du Canada aux États-Unis, 1851.djvu/203

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tale ; mais ils n’ont pas compris cela, parce qu’à côté de la prétention se trouve d’ordinaire la nullité, qui lui sert d’antidote.

Messieurs, le sujet que j’ai entrepris de traiter aurait exigé des volumes : je n’ai fait, pour ainsi dire, qu’en esquisser les principaux traits. Il reste beaucoup de choses à dire encore, car le cadre restreint dans lequel j’étais obligé de me renfermer, m’a forcé de négliger beaucoup de raisons très concluantes, beaucoup de faits et de détails importants, beaucoup de questions pleines d’intérêt et d’actualité.

Si mon travail peut provoquer un commencement d’études, sur cette importante question, j’aurai atteint mon but, car j’ai la conviction sincère que personne n’étudiera, sans préjugés, le sujet que j’ai traité, sans devenir un zélé partisan de l’annexion.

Il n’est pas possible qu’en Canada, un homme d’un esprit droit, qui n’a ni antécédents à défendre, ni fautes à couvrir, ni ambition sordide à satisfaire, se déclare, de propos délibéré, l’ennemi de la démocratie Américaine ; cela n’est pas dans la nature.

Je n’ai pas le moindre doute que ceux qui croient le système actuel bon, ne le croient tel que parce qu’ils ne connaissent pas assez les institutions Américaines. Qu’ils les étudient, et ils se convaincront de suite de leur immense supériorité. Leurs craintes passées, leurs incertitudes actuelles feront place à des convictions inébranlables.

Entre la liberté et la dépendance ; — entre la grandeur nationale et le joug de l’étranger ; entre le bien-être et le malaise social ; entre le progrès et la décadence ; entre le vrai et le faux ; entre le juste et l’injuste ; entre le bien et le mal, PERSONNE N’HÉSITE QUE CELUI QUI IGNORE.


FIN.