Page:Deulin - Les Contes de ma mère l'Oye avant Perrault.djvu/311

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Le jour de la fête étant arrivé, les six sœurs sortirent dans leurs riches atours, et laissèrent la pauvre dédaignée au coin du feu. Elle courut tout de suite au dattier et lui répéta les paroles accoutumées.

Elle en vit sortir aussitôt plusieurs demoiselles, et l’une avec le miroir, l’autre avec le flacon d’eau de rose, une autre avec le fer à friser, celle-ci avec du fard, celle-là avec le peigne, qui avec les épingles, qui avec la robe, qui avec le collier, la rendirent belle comme le soleil. Elles la conduisirent alors à sa voiture que traînaient six chevaux et qu’escortaient des estafiers et des pages en livrée.

Zezolla se rendit au même endroit où avait eu lieu l’autre fête, et sa vue fit naître encore plus de surprise dans l’esprit de ses sœurs et d’amour dans le cœur du roi. En partant, elle jeta au serviteur qui la suivait une poignée de perles et de pierreries.

Le serviteur pensa que ce n’étaient pas là des pierres à laisser par terre, et pendant ce temps Zezolla rentra chez elle et se déshabilla comme d’habitude.

Le serviteur s’en retourna tout penaud chez le roi.

— Sur l’âme de mes aïeux ! dit celui-ci, si tu ne découvres pas qui est cette jeune fille, je te donnerai autant de coups de bâton et de coups de pied au derrière que tu as de poils au menton !

Vint une autre fête, les sœurs de Zezolla sortirent ; celle-ci, grâce au dattier, se fit encore plus belle et