Page:Deulin - Les Contes de ma mère l'Oye avant Perrault.djvu/358

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sien le long de la route. Ils s’endormirent ensuite, le soir arriva et personne ne vint chercher les pauvres enfants. Ils se réveillèrent au milieu des ténèbres de la nuit, et Hänsel consola sa petite sœur en disant :

— Attends, Grethel, que la lune se lève. Nous pourrons voir alors les miettes de pain que j’ai semées et qui nous indiqueront le chemin de la maison.

Quand la lune brilla, ils se mirent en route, mais ils ne trouvèrent plus une seule miette. Elles avaient été mangées par les milliers d’oiseaux qui voltigeaient dans la forêt et dans les champs. Hänsel dit à Grethel :

— Nous trouverons bien le chemin.

Mais ils ne le trouvaient pas.

Ils marchèrent toute la nuit et la journée suivante, du matin au soir, sans sortir de la forêt. Ils avaient grand’faim, car ils ne vivaient que de prunelles, et, comme ils étaient si fatigués que leurs jambes ne voulaient plus les porter, ils se couchèrent sous un arbre et s’endormirent.

Le lendemain matin, il y avait trois jours qu’ils étaient sortis de la maison paternelle. Ils recommencèrent à marcher, mais ils ne faisaient que s’enfoncer de plus en plus dans la forêt. S’il ne leur arrivait bientôt du secours, ils ne pouvaient manquer de périr.