Page:Deulin - Les Contes de ma mère l'Oye avant Perrault.djvu/75

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée



« Le génie lui apprit alors les trois formules et s’éloigna. L’homme s’en retourna tout triste à sa maison.

« — Pourquoi, lui dit sa femme, es-tu si pâle et si chagrin ?

« — Hélas ! répondit-il, cet esprit de Python, grâce auquel je prédisais l’avenir et guérissais les maladies, m’a quitté pour toujours. Comment vivre maintenant ? C’est lui qui parlait par ma bouche et qui me valait tant de bénéfices.

« La femme, à ces mots, devint triste à son tour. La voyant pleurer amèrement, son mari lui dit pour la consoler :

« — Ne t’afflige pas tant, ma femme ; le génie m’a indiqué trois formules au moyen desquelles j’obtiendrai tout ce que je demanderai au dieu.

« Ces paroles calmèrent la femme, qui dit à son mari :

« — Ces trois formules te suffisent pour l’avenir.

« — Que me conseilles-tu donc de demander au dieu ? dit alors ce dernier. »

Il est impossible de spécifier en français ce que la femme, créature lubrique et rusée, lui conseille de souhaiter[1].

  1. H δἐ γυνὴ… φησὶ… « οὐδἐν ἀλλο ἀγαπητιϰώτερον εἰς τοὺς ἀνθρώπους ἐστί, ἤ μόνον τὸ ϰοιμᾶσθαι ἄνδρα μετὰ γυναιϰὸς. Ζήτησον οὖν τὸν θεὸν πολλοὺς ὄρχεις γενέσθαι ἐν τῷ σώματι σου. »