Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, VII.djvu/556

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nommée Turris Libissonis, qui est maintenant ruinée. Maty.

Sassari. Capo, ou Judicado di Saffari. Voyez Locudori.


SASSE. r f. Terme de Marine. Pelle cteufe, propre à tirer l’eau. C’eft l’Ordonnance de M^rine elle — mnne, qui la définit ainlî, Liv. IV, tit. i, art. 9. Les maîties éc propriétaires des navires étant dans les ports on il y a Hux & rcHux, feront tenus d’avoir t-oujours deux poinçons d’eau furie tiliac de leur vailleau, pendant ■qu’on en chaufFeta les foutes, & dans les poits d’où la mer ne fe rerire point, d’être munis de fajfcs ou pelles creufes propres à tirer l’eau.

SASSEBES. Comté de la Traniîlvanie, avec une ville de même nom, qui en eft le chef-lieu.

☞ SASSEMENT. f. m. Action de falfer. M.Quefnay n’eft point pour la trituration, quoiqu’il convienne cependant qu’un certain mouvement de l’eftomacquc nous qualifierons volontiers de balottement ik de la(fement, y (oit un peu nécelfaire. Mem. de Trév. f^oyei— Ressassement.

SASSENAGE. Nom d’un bourg de France qui a titre de Baronic, Si’JJcnagium. Il eft dans le Dauphiné, lur l’Ifere, à deux lieues au-deftous de Grenoble. On voit dans ce village deux petites cavernes creufées dans le rocher, & appelées les Cuves ou les Tines àtSajJenage. Ces Cuves, dit-on, font (echcs pendant toute l’année, à la réfcrve du joiir des Rois qu’elles ont une quantité d’eau, fans qu’on lâche d’où elle vient, ni où elle va. On ajoute que les habitans du lieu jugent de l’abondance ou de la dilette des fruits, pat la quantité des eaux de ces Cuves, l’une étant un pronoftic pour le blé, & : l’autre pour le vin. Ces Cuves (ont une des merveilles du Dauphiné, merveille fabuleule. {C3* Ce faits’eft trouvé faux à la vérification qui en a été faite j & cette ville n’cft plus connue que par fes fromages.

☞ On appelle Sassenage, s. m. uue efpèce de fromage qui fe (ait en cet endroit. Cafeus SaJJ’cnagienJls. Donnez moi du S’jjfcnagej je l’aime mieux.

Ayant toujours de réfcrve en fa manche ^ Un SaiFcnage, un morceau de pâté ^ Un cervelas, un vieux rtjîe d’éclanche. Sénecé.

On appelle aullî pierre AçSaffenage^nnt pierre dont on fe (crt en Médecine contre les maux d’yeux. C’eft la pierre d’hirondelle.

SASSER. v. a. Palier par le fas, par le tamis. Sajfer de la farine, fajfer du plâtre. Farinain, vel gypfum ex cerncre, fuccernere, incernere. Sass er, fe dit figurément en Morale, en parlant des affaires qu’on examine, qu’on épluche, qu’on difcute avec exaétitude. On le joint ordinairement avec le réduplicatif. Saffer Scre[faUer. Il eft du ftyle familier. Recognofcere, examinare, invejligare, indagare. Cet• te queftion, ce procès, ont été hienfajfés Se re(ra(rés ; on les a revus par trois fois (ur le Bureau.

SASSÉ, ÉE. part.

SASSET. (. m. Petit sas. Sacculus, pera. Il faut acheter unfa£^et.

SASSOFERRATO. Nom d’un bourg de l’État de l’Églile, en Italie. S axum [erratum. Il eft (ur le Sentino, dans la Marche d’Anconc, aux confins du Duché d’Urbin, environ à quatre lieues de Fabriano, vers le nord occidental. Matv.

SASSOIRE s. f. Terme de Charron. C’est une pièce du train de devant du carrosse, qui est au bout des armons, qui soutient la flèche, & sert à faire braquer le carrosse. Circulus rhedarius. La sassoire de ce carrosse est usée.

Sassoire, en termes de Marine, est la même chose que quart-de-rond. C’est un ornement de Charpenterie & de menuiserie, qui fait la quatrième partie du cercle. Aubin.

SASSOSO Capo. Voyez Fraschea.

SASSO VIVO. Nom d’une congrégation Religieufe appelée la Congrégation de Sqjffb vivo. Elle fut établie


vers l’an 1060 fous Alexandre II, par le Bienheureux Mainard de l’ancienne Congrégation de S. Benoit. Le premier monaftèie fut au pied d’une montagne appelée Monte del f’ecchio, la montagne du vieillard, dansl’Evêché de Foligni i mais l’an 1085, Albert fils de Gautier Comte d’Cmbrie, ayant (ait profedion dans cette maifon, le Comte fon pcre donna en ic8j au Fondateur la montagne voilme appelée Sajfo-vi—’, va, & le palais, la foiterelîe &. la chapelle qu’il y I avoit fait bâtir fur le lieu le plus élevé de cette montagne, & Mainard y transféra fes Religieux ; c’eflde-là t ; que cette Congiégation a pris (on nom. Il y avoit ao Abbayes, 120 Prieurés, 41 Cures, & (ept Fiôpitaux, qui reconnoiiloicnt l’Abbé de Sa£b viro pour Gêné— i l^ rai : l’oblervance régulière fut en vigueur dans cette Congrégrjion, julque dans le quatoizième liècle, que les grandes richeiles la firti ; t tomber dans le relâchement. On fit de temps en temps des réglemens pom y rétablir la régularité, mais inutilement. Thomas de Foligni 55^ Abbé, étant fort.îgé, & voyant que fes Religieux ne lui vouloient plus obéir, remit fon Abbaye entre les mains de Paul II 1 an 1467. Ce Pape la donna en commende au Cardinal 1 hilippe de Sarzana, Evêque de Boulogne. Ce Prélat tâcha d’y rétablir * la réforme, mais fans (luit, ce qui fit i., ue le Pape Innocent VIII, à la prière du Cardinal Marc Baibo Vénitien, fécond Abbé Commendataiie de Saj[Jo livo, (upp’.ima cette Congrégation, & ce Caidinal inttaduifit danï cette Abbaye des Religieux de l’Cidre diï mont Olivet. La plupait desMonaftèrcs qui en dépendoicnt, furent donnés à d autres ordres, ou devinrent bénéfices (impies ; quelques-uns (uient entièrement ruinés. /^’ove : { le P. FIÉryoT. T. J-jC. jO

SASSUOLO ; SATSEUIL. Nom d’une petite ville desi Etats de Modène en Lombardie. Scxulium, Saxo-Hum. Elle eft défendue par une bonne citadelle, ca-i pitale d’une Seigneurie ou Petite Province, qui porte (on nom, & (ituee à trois lieues de Modène, vers le-i midi. Maty.

☞ SASUAROS. Petite ville de la Tranlilvanie, furlai rivière de Maros, à quatre lieues au— de (Fous de WeC" (embourg.

SASUM. Nom d’une petite ville anciennement Epifco" pale. Sajîma. Elle doit être dans l’Amalie, en Natolie, à onze lieues de Tianée, du côté du nord. Maty.

SAT.

SAT. f. m. Mefuredont onfefertà Siam pour mefurer les gfains, les légumes &c quelques fruits (ecs. Les fats (ont le lelFe.

SATALIE. Nom d’une ville de la Natolie, en A(ie. Sataiia i Attalia nova, Attaiia, Attalea. Elle eft fi la côte de la Caramanie, près des ruines de l’ancien-1 ne Artahe, S<. à cinq lieues de Peige, vers le midi.-Satalie eft une ville Archiépifcopale, fortifiée détendue par une citadelle, & elle a un bon porC dans le golie de Satalie, appelée en latin Sinus Attalicus ou Satalicus.

SATAN, f m. Le Chef ou Prince des Diables. Ce mot vient du grec « ravat, mais non pas immédiatement, puilqu’il eft ouginairement Syriaque & Chaldéen.’D, Setan, adverfarium ejfe, qui s’écrit par un tketh, & non par un ; — Ainïi d’Herbelot dit 6c écrit mal, quand il dit au mot Scheitan’; ce mot Arabe qui eft pris de l’Hébreu, Schathan, lignifie non-feulement le Diable, mais encore un (etpent & un homme fier &c fuperbe. Il (alloit dire du Syriaque, & : écï’ntSetan, ou Satan. Satan i^nÇ[e, Advei [aire, parce qu’il s’oppolc aux volontés de Dieu. L’Eciitnre (e fert ab(olument de ce mot pour parlée du Diable ^ de fes tentations. Renoncer à Satan Sc à fes pv-impes. Satan entra d.ans le cœur de Judas pourlui taire trahir (on Maître.

Non je nepenfe pas (jue Satan en perfonne y Puijj’e être fi méchant qu’une telle pcrfonne. Mol.

On dit aufti à celui qui veut faire commettre quell que péché Vade, Satana.