Page:Diderot - Encyclopedie 1ere edition tome 1.djvu/5

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de ceux qui pensent. C’est à eux qu’il appartient de célébrer, sans s’avilir par des motifs méprisables, la considération distinguée que Vous marquez pour les talens ; considération qui leur rend précieux un homme d’Etat, quand il sait, comme Vous, leur faire sentir que ce n’est point par vanité, mais pour eux-mêmes qu’il les honore. Puisse, MONSEIGNEUR, cet Ouvrage, auquel plusieurs Savans & Artistes célebres ont bien voulu concourir avec nous, & que nous Vous présentons en leur nom, être un monument durable de la reconnoissance que les Lettres Vous doivent, & qu’elles cherchent à Vous témoigner. Les siecles futurs, si notre Encyclopédie a le bonheur d’y parvenir, parleront avec éloge de la protection que Vous lui avez accordée dès sa naissance, moins sans doute pour ce qu’elle est aujourd’hui, qu’en faveur de ce qu’elle peut devenir un jour. Nous sommes avec un profond respect,


MONSEIGNEUR,


Vos très-humbles & très-obéissans Serviteurs,

DIDEROT & D’ALEMBERT.