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grossieres, plus irritantes, telles que sont celles qui composent le looch, si de pareilles matieres, dis-je, étoient portées dans la trachée-artere.

Quatriemement, que si on se restraint à prétendre que l’air ne se charge que d’une émanation d’une vapeur, la prétention est au-moins tout aussi frivole ; car la matiere des looch n’exhale absolument qu’une substance purement aqueuse : c’est-là un fait très connu des Chimistes. Ce n’est donc certainement pas la peine de rouler un looch dans la bouche pour envoyer de l’eau, un air humide au poumon. Si c’étoit là une vûe utile, il vaudroit mieux que le malade tînt continuellement devant la bouche, un vaisseau plein d’eau chaude, fumante, que de tenir sa bouche continuellement pleine de salive.

On emploie communément le looch, le blanc ci-dessus décrit principalement, pour servir de véhicule à des remedes qu’on donne peu-à peu, & pendant toute la journée, le kermès minéral, par exemple. Cet usage a commencé d’après un préjugé : on a donné le kermès principalement destine à agir sur la poitrine, dans un véhicule prétendu pectoral ; la vûe est certainement vaine, mais l’usage est indifférent. (b)

Looch blanc, (Pharm. & Thérap.) voyez l’article précédent.

LOOPEN, s. m. (Commerce.) mesure pour les grains dont on se sert à Riga. Les 46 loopens font le last de cette ville ; ils font aussi le last d’Amsterdam. Voyez Last. Dict. de Comm.

LOOPER, s. m. (Comm.) mesure des grains dont on se sert dans quelques lieux de la province de Frise, particulierement à Groningue, à Leeuwarden & à Haarlingen. Trente six loopers font le laste de ces trois villes, qui est de 33 mudes, ils font aussi trois hoeds de Roterdam. Voyez Last & Hoeds. Dict. de Comm.

LOOT, s. m. (Comm.) C’est ainsi qu’on nomme à Amsterdam la trente-deuxieme partie de la livre poids de marc. Le loot se divise en dix engels, & l’engel en 32 as. Voyez Livre. Dict. de Comm.

LOPADIUM, ou LOPADI, (Géog. anc.) lieu de Natolie, que les Francs nomment Loubat. (D. J.)

LOPOS, (Géog.) peuples sauvages de l’Amérique méridionale, au Brésil. Ils sont voisins des Motayes, petits de taille, de couleur brune, de mœurs rudes & farouches. Ils se tiennent dans les montagnes, où ils vivent de pignons, & de fruits sauvages. Delaet dit, que cette contrée abonde autant en métaux & en pierres précieuses, qu’aucune autre de l’Amérique, mais qu’elle est à une distance si grande de la mer, qu’on n’y peut aller que très-difficilement. (D. J.)

LOQUE, s. f. (Jardinage.) terme de jardinage, qui n’est autre chose qu’un petit morceau de drap, avec lequel on attache sur les murailles chaque branche & chaque bourgeon à leurs places, en y chassant un clou. On prétend que cette maniere de palisser les arbres, quoique moins élégante que les treillages peints en verd, est plus avantageuse aux fruits, & les blesse moins que le bois de treillage.

LOQUET, s. m. (Serrurier.) fermeture que l’on met aux portes, où les serrures sont dormantes & sans demi-tour, ou à celles où il n’y a point de serrures.

Il y a le loquet à bouton. Il n’a qu’un bouton rond ou à olive ; la tige passe à-travers la porte ; au bout il y a une bascule rivée ou fixée avec un écrou, de maniere qu’en tournant le bouton, le batant pose sur la bascule qui se leve.

Le loquet à la capucine. Sa clé a une espece d’anneau ouvert selon la forme de la broche. Lorsque la broche est entrée dans sa serrure, on leve la clé, & en levant la clé on leve le battant auquel tient la broche.


Le loquet poucier ; c’est le commun. Il est fait d’un battant, d’un crampon, d’un poucier, d’une plaque, d’une poignée ou d’un mantonnet.

Le loquet à vrille ; c’est un loquet à serrure qui se pose en dehors, dans l’épaisseur du bois, s’ouvre à clé, est garni en-dedans de rouets & rateaux, & a au lieu de pêne, une manivelle comme celle d’une vrille, laquelle est fixée avec un étochio sur le palatre. La clé mise dans la serrure, en tournant, fait lever la manivelle, dont la queue fait lever le battant qui étoit fermé dans le mantonnet.

Loquets, s. m. (Comm.) laine qu’on enleve de dessus les cuisses de bêtes à laine ; c’est la moins estimée ; on en fait des matelats. Elle entre aussi en trame dans la fabrication des droguets de Rouen.

Loquet, en terme de vergetier, est un petit paquet de chiendent ou de soie, dont on remplit les trous du bois, & qui fait la brosse, à proprement parler.

LOQUETEAU, s. m. (Serrurerie.) c’est un loquet monté sur une platine dont le battant est percé au milieu d’un trou rond, en aîle, pour recevoir un étochio rivé sur la platine, au bord du derriere sur lequel il roule. Au bord antérieur de la platine, est posé verticalement un crampon dans lequel passe la tête du battant, qui excede la platine environ d’un pouce, pour entrer dans le mantonnet. Il faut que le crampon soit assez haut, pour que le battant se leve & se place dans le mantonnet. Sur la platine, au-dessus du battant, il y a un ressort à boudin ou à chien, dont les extrémités passent sous le crampon, & agissent sur le battant qu’ils tiennent baissé. Le bout où est pratiqué l’œil, est posé sur un étochio rivé sur la platine. Il y a au bout de la queue du battant un œil où passe le cordon qui fait ouvrir. La partie du battant. depuis l’œil où est l’étochio sur lequel roule le battant, peut se lever. Ce qui est arrondi jusqu’à l’œil où passe le cordon, se nomme queue du battant. Lorsque le battant du loqueteau n’a point de queue, il faut que l’œil où passe le cordon soit percé à l’autre bout, & au bord de dessous de la tête du battant. Alors le ressort est posé sous le battant, & le mantonnet est aussi renversé. La raison de ce changement de position du mantonnet, c’est que quand le cordon étoit à la queue du battant, en tirant on faisoit lever la bascule & le battant. Or cela ne se peut plus, lorsque le cordon est à la tête du battant. Au contraire, en tirant le cordon on le feroit appuyer plus fort sur le mantonnet ; il a donc fallu retourner le mantonnet sens-dessus-dessous, afin d’ouvrir, & ce changement a entraîné le déplacement du ressort, pour qu’il tînt le battant levé, & poussé en-haut dans le mantonnet.

On appelle loqueteau à panache celui où le bout de la platine est découpé.

On place le loqueteau aux endroits à fermer, où l’on ne peut atteindre de la main, comme croisées, portes, contrevents, &c.

LORARIUS, s. m. (Hist. anc.) homme armé de fouet, qui animoit au combat les gladiateurs, & qui les punissoit lorsqu’ils ne montroient pas assez de courage ; on les appelloit aussi pour châtier les esclaves paresseux ou coupables.

LORBUS, (Géog.) ville d’Afrique, au royaume de Tunis en Barbarie. Le mot Lorbus paroît corrompu de urbs ; Marmol, tom. II. liv. vj. ch. xxx. entre dans d’assez grands détails sur cette ville, & dit qu’on y voyoit encore de son tems de beaux restes d’antiquité. Elle est dans une plaine très-fertile en blé, à 60 lieues O. de Tunis. Long. 26. 35. lat. 35. 35. (D. J.)

LORCA, (Géog.) ancienne ville d’Espagne, au royaume de Murcie. Elle est fort délabrée, quoique située dans un pays fertile, sur une hauteur, au pié