Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/221

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qu’eux & nous marchons pieds contre pieds ; que la lumiere & les ténebres, le froid & le chaud, le sec & l’humide sont en égale quantité dans le monde ; que qaund la portion de chaleur prédomine, elle amene l’été, & que lorsque la portion de froidure l’emporte sur celle de la chaleur, elle cause l’hyver ; que si ces portions de froid & de chaud se trouvent dans un même dégré de proportion, elles produisent les meilleures saisons de l’année ; que le printems, où tout verdit, est sain, & que l’automne, où tout desseche, est au contraire à la santé ; que même par rapport au jour, l’aurore ranime par-tout la vigueur, au-lieu que le soir répand sur toutes choses un langueur qui le rend plus mal-sain ; que l’air, qui environne la terre, est immobile, propre à causer des maladies, & à tuer tout ce qu’il renferme dans son volume ; qu’au contraire celui, qui est au-dessus, agité par un mouvement continuel, n’ayant rien que de très pur & de bienfaisant, ne contient que des êtres tout à la fois immortels & divins ; que le soleil, la lune & les autres astres sont autant de Dieux par l’excès de chaleur qu’ils communiquent, & qui est la cause de la vie ; que la lune emprunte sa lumière du soleil ; que les hommes ont de l’affinité avec les Dieux, en ce qu’ils participent à la chaleur ; que pour cette raison la Divinité prend soin de nous ; qu’il y a une destinée pour tout l’Univers en