Page:Dire de l'abbé Sieyès sur la question du Veto royal, à la séance du 7 septembre 1789.djvu/3

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DIRE

DE L’ABBÉ SIEYÈS,

SUR LA QUESTION

DU VETO ROYAL, &c.



À la Séance du 7 Septembre 1789.



Messieurs,

J’applaudis à la ſageſſe de l’Assemblée, qui n’a rien voulu décider ſur la queſtion de la Sanction Royale, avant d’avoir éclairci les queſtions voiſines & dépendantes de la Permanence des États-Généraux & de l’unité du Corps légiſlatif. Peut-être ces queſtions elles-mêmes ne peuvent pas tellement s’isoler qu’elles n’aient encore beſoin, pour être parfaitement éclairées, d’emprunter toutes les lumières qui appartiennent à l’organiſation entière de la Repréſentation Nationale ; mais ce qui convient le mieux n’échappera pas à votre ſagacité.

L’Aſſemblée paroît avoir abandonné l’idée d’attacher au Pouvoir Royal une part intégrante dans la