Page:Doin - Trois pièces comiques propres à être jouées dans les collèges, maisons d'éducation, 1871.djvu/46

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Jocrisse (en sanglots)

Oui, not’maitre, et puis, ben empoisonné, allez !


Plumet

Et où as-tu pris ce poison, malheureux.


Jocrisse (montrant la place du panier)

Dans l’panier qu’était là.


Plumet (colère)

Animal ! c’était mon vin de champagne.


Jocrisse (riant et pleurant bêtement)

Hein ?… Vrai ?… C’est donc ça qu’la mort était si douce au passage.


Plumet (levant sa canne)

Ah triple gueusard ! Tu mériterais que je brise…


Jocrisse (l’interrompant)

Ah ! not’maitre, n’brisez rien, j’en ai ben assez fait pour ma part… tout c’que j’vous d’mande, mon bon maître, t’nez pour la dernière fois, c’est de me pardonner… j’veux être le modèle des domestiques, j’vous en fais la grande promesse.


Plumet

Oui, elles sont belles tes promesses !… encore je pardonnerais… mais, ma pauvre petite colombe, qui me la rendra.


Scène 15ème.

(Les précédents Laflûte, accourant et portant la colombe)



Laflûte

La vlà, la vlà, dans ce panier, Mr. Plumet, je l’ai rattrapée !… ah ! Mr. Plumet, j’vous en prie, pardonnez a mon pauvre cousin Jocrisse, il est ben assez malheureux, allez ! y s’est empoisonné !