Page:Doucet - Moïse Joessin, 1918.djvu/77

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La doctrine du bien, ou des nombreuses religions, n’a presque toujours fait que du bien, mais c’est l’application, la manière si souvent bête de l’appliquer qui a privé le monde de tant de bons sujets, de tant de têtes utiles, par des chrétiens et autres religieux, comme par des payens et autres non religieux. N’est-il pas déplorable de savoir qu’il y eut tant de martyrs qui se sont sacrifiés ? Oh, horreur de dévouement et de folies !

Tout pouvoir vient de Dieu, s’il est bon, autrement cette affirmation est une farce.

Les plus malheureux dans ce monde ne sont pas ceux qui souffrent du malheur des autres, mais bien ceux qui souffrent du bonheur des autres.