Page:Doyle - La Grande Ombre.djvu/118

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


VII

LA TOUR DE GARDE DE CORRIEMUIR


Ce serait un ennui pour moi, et aussi, j’en suis très certain, un ennui pour vous, si j’entreprenais de vous raconter le menu de notre existence depuis le jour où cet homme vint sous notre toit, ou de quelle façon il en vint à gagner peu à peu notre affection à tous.

Avec les femmes, ce ne fut pas une tâche bien longue, mais il ne tarda pas à dégeler mon père lui-même, chose qui n’était pas des plus aisées.

Il avait même fait la conquête de Jim Horscroft aussi bien que la mienne.

À vrai dire, nous n’étions guère, à côté de lui, que deux grands enfants, car il était allé partout, il avait tout vu, et quand il avait passé une soirée à jaser, en son anglais boi-