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LA NOUVELLE CHRONIQUE

— J’ai passé une matinée à consulter divers ouvrages au British Museum. Voici un extrait du livre d’Eckerman, le Vaudouïsme et les Religions nègres[1] :


Le véritable sectateur du Vaudou ne tente rien d’important sans offrir certains sacrifices propitiatoires à ses impures divinités. Dans les cas extrêmes, ces rites prennent la forme de sacrifices humains suivis d’actes de cannibalisme ; mais le plus souvent les victimes sont un coq blanc, qu’on met en pièces tout vivant, ou un chevreau noir qu’on brûle après lui avoir coupé la gorge.


— Vous le voyez, notre sauvage était un orthodoxe, il se conformait au rituel. Tout cela est grotesque, Watson, ajouta Holmes en refermant lentement son portefeuille ; mais, comme j’ai eu l’occasion de vous le faire remarquer, il n’y a souvent qu’un pas du grotesque à l’horrible.

  1. Le Vaudouïsme est le terme général par lequel on désigne les cultes fétichistes.