Page:Doyle - Le Ciel empoisonné.djvu/12

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la légèreté dont je fus capable sur la minute. Qu’attendez-vous de moi ?

— Que vous alliez interviewer ce diable d’homme, là-bas, à Rotherfield…

— Le professeur Challenger ? m’écriai-je.

— Tout juste. Vous avez probablement lu dans les rapports de police que, la semaine dernière, il a fait dégringoler la pente de la grande route au jeune Alec Simpson, du Courrier, en le traînant, l’espace d’un mille, par le col de son veston et le fond de sa culotte. Nos « petits » n’iraient pas de moins bon cœur interviewer un alligator en liberté dans le Zoo[1]. Mais vous êtes son vieil ami, et je pensais que cela vous permettait bien des choses.

— Ma foi, répondis-je, grandement soulagé, voilà une heureuse rencontre : je venais vous demander un congé pour aller voir le professeur Challenger à Rotherfield. C’est



  1. Jardin zoologique de Londres.