Page:Doyle - Le Ciel empoisonné.djvu/54

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l’arête même du plateau, et, du cabinet de travail, situé au midi, l’on découvrait, entre les vastes étendues boisées, l’horizon mollement onduleux que traçaient les dunes méridionales. Dans une échancrure des collines, un rideau de fumée marquait l’emplacement de Lewes. À nos pieds se déroulaient des champs de bruyères et les longs terrains verdoyants du golf de Crowborough, tout pointillés de joueurs. Vers le sud, une éclaircie entre les bois laissait voir la grande ligne du chemin de fer Londres-Brighton. À l’avant-plan, juste au-dessous de nous, était une petite cour murée où nous apercevions l’auto qui nous avait amenés de la gare.

Soudain, Challenger ayant poussé une exclamation, nous nous retournâmes. Il avait lu ses dépêches, dont il avait fait une pile méthodique sur son bureau ; sa large figure raboteuse, ou, du moins, ce que nous en apercevions sous les broussailles de la barbe,