Page:Doyle - Les Aventures de Sherlock Holmes.djvu/17

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— Alors, qu’a fait Peterson ?

— Il m’a apporté le matin de Noël le chapeau et l’oie pour flatter ma manie, car il sait à quel point j’aime à résoudre les problèmes, quelque insignifiants qu’ils paraissent à première vue. Nous avons gardé l’oie jusqu’à ce matin, c’était la dernière limite qu’elle pût atteindre, et celui qui l’a trouvée l’a emportée pour lui faire subir la destinée ordinaire de toute oie grasse, tandis que moi j’ai gardé le chapeau de l’inconnu si malencontreusement privé de son dîner de Noël.

— N’a-t-il pas mis des annonces dans les journaux ?

— Non.

— Alors, quels indices pouvez-vous avoir sur son identité ?

— Pas d’autres que ceux que nous pouvons déduire nous-mêmes.

— De son chapeau ?

— Précisément.

— Mais vous plaisantez, que peut vous apprendre ce vieux chapeau bossué ?

— Voici ma loupe. Vous connaissez mon système. Que pensez-vous de l’homme qui a porté ce couvre-chef ?

Je pris le chapeau et, après l’avoir tourné et retourné dans tous les sens, je me sentis fort embarrassé. C’était un chapeau melon en feutre