Page:Doyle - Les Aventures de Sherlock Holmes.djvu/170

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.



LE DIADÈME DE BÉRYLS


— Mon cher Holmes, dis-je un matin en regardant par la fenêtre, voilà un fou qui passe dans la rue. C’est vraiment fâcheux que ses parents le laissent sortir seul.

Mon ami se leva paresseusement, les mains dans les poches de sa robe de chambre, et s’approcha de moi pour regarder par-dessus mon épaule. C’était par une belle matinée de février ; le froid était piquant et la neige de la veille, couvrant encore le sol, étincelait au pâle soleil d’hiver. Au milieu de la rue, elle avait été piétinée et foulée et était devenue brunâtre ; mais sur les bords, et sur les tas où on l’avait rejetée pour dégager les trottoirs, elle était immaculée. Les dalles grises avaient été balayées et grattées, mais restaient très glissantes, de sorte qu’on évitait d’y passer. Par le fait, dans la direction de la station du métropolitain, on ne voyait venir personne excepté l’individu dont l’allure excentrique avait attiré mon attention.