Page:Doyle - Les Aventures de Sherlock Holmes.djvu/31

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Notre visiteur, dans son agitation, se leva de son siège.

— Oui, elle n’aurait profité à personne si nous n’avions pas pris ce parti. Mais en voici une autre, sur le dressoir, qui est à peu près du même poids et parfaitement fraîche, je présume qu’elle remplira le même but.

— Oh ! certainement, certainement, répondit M. Baker avec un soupir de soulagement.

— Naturellement nous avons encore les plumes, les pattes, le cou, etc., de votre volaille, de sorte que si vous voulez…

L’homme éclata d’un rire franc.

— Ce seraient des souvenirs de mon aventure, dit-il, mais à part cela, je ne vois pas trop en quoi les disjecta membra de mon oie pourraient m’être utiles. Non, monsieur, je crois qu’avec votre permission, je me contenterai de la belle pièce que j’aperçois sur le dressoir.

Sherlock Holmes me jeta un coup d’œil d’intelligence, en haussant légèrement les épaules.

— Alors voici votre chapeau et votre oiseau, dit-il. À propos, vous serait-il égal de me dire où vous aviez acheté l’autre oie ? Je suis quelque peu amateur de volailles et j’en ai rarement vu de plus grasse.

— Certainement, monsieur, dit Baker, qui s’était levé et avait mis sous son bras l’objet retrouvé.