Page:Doyle - Résurrection de Sherlock Holmes.djvu/16

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cela me permit d’échapper à son étreinte. Poussant un cri terrible, il battit l’air de ses mains, mais, malgré tous ses efforts, il ne put garder son équilibre et il disparut. Penché sur le bord de l’abîme, je suivis sa chute pendant longtemps ; je le vis s’aplatir sur un rocher, rebondir et enfin tomber dans l’eau qui l’engloutit.

J’écoutais avec le plus vif étonnement ces explications que Holmes me donnait tout en lançant des bouffées de sa cigarette.

— Mais les traces ? m’écriai-je. J’ai vu de mes propres yeux, que deux personnes avaient suivi le sentier et qu’aucune d’elles n’était revenue !

— Voici ce qui est arrivé : un instant après la chute du professeur, je compris la chance extraordinaire que la Providence avait mise sur mon chemin. Je savais que Moriarty n’était pas le seul à avoir juré ma perte. Il y avait au moins trois individus désireux de se venger de moi et que la mort de leur chef devait encore surexciter ; ils étaient tous très dangereux, et l’un ou l’autre ne manquerait pas de m’atteindre. D’un autre côté, si tout le monde était convaincu de ma mort, ces hommes se démasqueraient, me