Page:Doyle Chien des Baskerville.djvu/61

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


je porte aux pieds. La nuit dernière, on m’a pris une bottine jaune et, ce matin, on m’en a pris une noire. Eh bien ! l’avez-vous ? Parlerez-vous, idiot, au lieu de rester là à me regarder ? »

Un domestique, Allemand d’origine, venait d’apparaître :

« Non, monsieur, répondit-il ; je ne l’ai pas…. Je l’ai demandée dans tout l’hôtel.

— On retrouvera cette bottine avant ce soir ou je préviendrai le gérant que je quitte immédiatement sa boîte.

— On la retrouvera, monsieur,… je vous le promets, si vous daignez prendre patience.

— Faites bien attention que c’est la dernière chose que je consens à perdre dans cette caverne de voleurs Je vous demande pardon, M. Holmes, de vous ennuyer de ces futilités.

— Pas du tout,… la chose en vaut la peine.

— Est-ce vraiment votre avis ?

— Certainement. Mais comment expliquez-vous ceci ? questionna Holmes.

— Je ne cherche même pas à l’expliquer. C’est bien la chose la plus curieuse, la plus folle qui me soit jamais arrivée.

— La plus curieuse… peut-être, répliqua Holmes, pensif.

— Qu’en concluez-vous, vous même ? demanda à son tour sir Henry.

— Rien encore. Votre cas est très compliqué. Si je rapproche de la mort de votre oncle les événements qui vous sont personnels, je ne crois pas que,