Page:Du halde description de la chine volume 1.djvu/69

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AVERTISSEMENT


SUR CETTE ÉDITION.



A peine cette Description de la Chine eut-elle été donnée au Public, à peine même y fut-elle annoncée, que des Personnes qui n’en connoissoient pas tout le prix, en portèrent un jugement peu favorable. Quelques-uns accusèrent l’Auteur de ne dire, & de ne pouvoir dire, que ce qui avoit déjà été dit longtems avant lui ; quelques autres, qui crurent, sur de frivoles prétextes, pouvoir mépriser entièrement cet Ouvrage, peu contens d’en marquer leur mépris depuis la publication qui s’en est faite à Paris, le poussèrent même jusques sur l’Édition que nous publions : c’est ainsi que souvent on loue ou l’on blâme les choses avant que de les bien connoître.

Ces jugemens précipitez ont rendu nécessaire l’Avertissement que nous donnons à cette heure. Nous espérons d’y faire voir, que le Père du Halde a travaillé ſur une matière toute nouvelle, & sur un plan tout nouveau : nous indiquerons ensuite où l’on peut trouver l’Analyse de son Ouvrage, & nous ferons connoître, enfin, les améliorations qu’on a procurées à l’Edition de Hollande ; ce qui établira la préférence qu’elle mérite sur celle de France.

Pour dissiper les préjugez où ſont quelques Personnes, que le Père du Halde ne dit & ne peut dire rien de nouveau dans sa Description de la Chine, nous croyons qu’il suffit d’exposer les titres de divers Ouvrages qui ont été publiez au sujet de ce vaste Empire : on pourra même regarder ce Catalogue comme un Essai de Bibliothèque Chinoise, ainsi nous le mettrons à la fin de cet Avertissement. En comparant les titres de tous ces Ouvrages avec celui du Père du Halde, qui n’est rien moins que trop fastueux, on reconnoîtra facilement que la Description de la Chine et de la Tartarie Chinoise, publiée par ce sçavant Jésuite, mérite l’attention des Curieux, & l’approbation des Gens de bon goût.

Quant à l’Analyse de ce même Ouvrage, que nous avons