Page:Dujardin - Antonia, 1899.djvu/155

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La voix du Veilleur

La nuit, voici la nuit ;
La lumière du jour a fui.
 
Veillez ! la nuit belle
En les esprits se révèle.
 
C’est la nuit et c’est l’ombre,
Et toute humanité dans ses flots sombre.


Les Floramyes


Rosea

Reine,
Elle a vaincu encore, ta force surhumaine.


Aurea

Maintenant oublie !
De toutes contraintes le repos délie.


Gemmea

Le soleil du jour
A vu la lutte et les vaincus pour toi mourir d’amour.


Siderea

Maintenant repose !
Un voile se répand sur les choses.