Page:Dujardin - Antonia, 1899.djvu/85

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
67
ANTONIA


L’Amante

Mon esprit
S’enfuit
Vers les plus nébuleux des nids…

Dis, est-ce que tu répandras
Sur le chemin de mes pas
Des roses, des lys et des lilas ?



Pâris

Oui, des fleurs tard venues,
Des fleurs inconnues,
Des fleurs entrevues
Dans vos méditations éperdues.



L’Amante

Mon esprit dans les collines
Se dissémine
Et des reflets les plus insaisissables s’illumine…

Dis, est-ce que tes lèvres m’apprendront
De réciproques chansons ?



Pâris

Des chansons d’aurore,
Des chansons que tous ignorent.