Page:Dujardin - Poésies, 1913.djvu/227

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II


Le ciel est sombre,
Les heures, lentes, sombrent.
— Amour, tu verses la lumière
A travers l’atmosphère.

Des sanglots
Se répondent sur les eaux.
— Amour, lu mets des chansons
Parmi les horizons.

Les caravanes cheminent
Au milieu des ruines.
— Tu parais,
Amour, et sur chaque rive rayonnent des palais.

Un âpre désert
Flotte dans l’air.
— Mais des oasis de joie
Par toi
Surgissent, ô Amour, et verdoient.