Page:Dumas - Gabriel Lambert, Meline, 1844.djvu/244

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tapisserie destinée à des œuvres de bienfaisance.

« On me dit que le roi s’était retiré dans son cabinet, et travaillait.

« Vingt fois il m’était arrivé de pénétrer avec Sa Majesté dans ce sanctuaire. Je n’eus donc pas besoin de me faire conduire : je connaissais le chemin.

« Dans la chambre attenante travaillait un des secrétaires particuliers du roi, nommé L***. C’était un de mes amis, et de plus un de ces hommes sur le cœur desquels on peut toujours compter.

« Je lui dis quelle cause m’amenait, et le priai de prévenir Sa Majesté que j’étais là et que je sollicitais la faveur d’être admis près d’elle.

« L*** ouvrit la porte, un instant après j’entendis le roi qui répondait :

« — Fabien, le docteur Fabien ? eh bien ! mais qu’il entre.

« Je profitai de la permission, sans même attendre le retour de mon introducteur. Le roi s’aperçut de mon empressement.

« — Ah ! ah ! dit-il, docteur, il parait que vous écoutez aux portes ; venez, venez.