Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/161

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faite, recevraient une récompense considérable.

C’est dans une circonstance pareille seulement qu’on peut apprécier tout ce qu’un royaume contient de mâchoires. Les concurrents étaient en si grand nombre, qu’on fut obligé d’établir un jury présidé par le dentiste de la couronne, lequel examinait les concurrents, pour voir s’ils avaient bien leurs trente-deux dents, et si aucune de ces dents n’était gâtée.

Trois mille cinq cents candidats furent admis à cette première épreuve, qui dura huit jours, et qui n’offrit d’autre résultat qu’un nombre indéfini de dents brisées et de mandibules démises.

Il fallut donc se décider à faire un second appel. Les gazettes nationales et étrangères furent couvertes de réclames. Le roi offrait, la place de président perpétuel de l’Académie et l’ordre de l’Araignée d’or à la mâchoire supérieure qui parviendrait à briser la noisette Krakatuk. On n’avait pas besoin d’être lettré pour concourir.