Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/187

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elle déposa, le soir du même jour, tout ce qu’elle en possédait sur le bord de l’armoire.

Le lendemain, la présidente dit :

— En vérité, je ne sais pas d’où viennent les souris qui ont tout à coup fait irruption chez nous ; mais regarde, ma pauvre Marie, continua-t elle en amenant la petit fille au salon, ces méchantes bêtes ont dévoré toutes les sucreries.

La présidente faisait une erreur, c’est gâté qu’elle aurait dû dire ; car ce gourmand de roi des souris, tout en ne trouvant pas les massepains de son goût, les avait tellement grignotés, qu’on fut obligé de les jeter.

Au reste, comme ce n’était pas non plus les bonbons que Marie préférait, elle n’eut pas un bien vif regret du sacrifice qu’avait exigé d’elle le roi des souris ; et, croyant qu’il se contenterait de cette première contribution dont il l’avait frappée, elle fut fort satisfaite de penser qu’elle avait sauvé Casse-Noisette à si bon marché.