Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/225

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


rêve, chère petite Marie ; mais, maintenant que tu es réveillée, il faudrait oublier tout cela, et venir faire ton premier déjeuner.

Mais Marie, tout en s’habillant, persista à soutenir que ce n’était point un rêve, et qu’elle avait bien réellement vu tout cela. Sa mère alors alla vers l’armoire, prit Casse-Noisette, qui était, comme d’habitude, sur son troisième rayon, l’apporta à la petite fille, et lui dit :

— Comment peux-tu t’imaginer, folle enfant, que cette poupée, qui est composée de bois et de drap, puisse avoir la vie, le mouvement et la réflexion ?

— Mais, chère maman, reprit avec impatience la petite Marie, je sais parfaitement, moi, que Casse-Noisette n’est autre que le jeune M. Drosselmayer, neveu du parrain.

Alors Marie entendit un grand éclat de rire derrière elle.

C’étaient le président, Fritz et mademoiselle