Page:Dumas - Le Comte de Monte-Cristo (1889) Tome 5.djvu/124

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VIII


LE VOYAGE.


Monte-Cristo poussa un cri de joie en voyant les deux jeunes gens ensemble.

— Ah ! ah ! dit-il. Eh bien, j’espère que tout est fini, éclairci, arrangé ?

— Oui, dit Beauchamp, des bruits absurdes qui sont tombés d’eux-mêmes, et qui maintenant, s’ils se renouvelaient, m’auraient pour premier antagoniste. Ainsi donc, ne parlons plus de cela.

— Albert vous dira, reprit le comte, que c’est le conseil que je lui avais donné. Tenez, ajouta-t-il, vous me voyez au reste achevant la plus exécrable matinée que j’aie jamais passée, je crois.

— Que faites-vous ? dit Albert, vous mettez de l’ordre dans vos papiers, ce me semble ?

— Dans mes papiers, Dieu merci non ! il y a toujours dans mes papiers un ordre merveilleux, attendu que je n’ai pas de papiers, mais dans les papiers de M. Cavalcanti.

— De M. Cavalcanti ? demanda Beauchamp.

— Eh oui ! ne savez-vous pas que c’est un jeune homme que lance le comte ? dit Morcerf.

— Non pas, entendons-nous bien, répondit Monte-Cristo, je ne lance personne, et M. Cavalcanti moins que tout autre.

— Et qui va épouser mademoiselle Danglars en mon lieu et place ; ce qui, continua Albert en essayant de