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LES AMANTES DU DIABLE

Elle vit alors une trôlée de soldats qui couraient. Quatre d’entre eux, portaient des feux dans des grilles de fer, au bout de longues hastes. Cela jetait une clarté sinistre sur le paysage déjà privé de toute gaîté.

— C’est par ici, cria l’un des hommes d’armes.

Tous accoururent. Ils n’avaient pas vu encore le gîte accroupi, et pareil à une excroissance naturelle du sol. Mais quand ils furent à sa portée, ils se précipitèrent avec des rires joyeux, entrèrent furieusement dans la cabane, en ressortirent, puis attendirent des ordres.

Mais un autre homme, à cheval, et qu’accompagnait un porteur de torche, arriva et s’informa. Probablement avait-on fait une battue nocturne et soigneuse pour surprendre le ou les braconniers qui dévastaient, malgré le baron des Heaumettes, les bois dont il était le maître.

On n’avait rien trouvé, puisque Jean Hocquin était parti avec le jeune étranger pour Paris. Sans quoi il aurait sans doute été cerné et tué sur place.

Et Babet sentit efficace la protection subtile de son ami le Malin.

En tout cas leurs recherches avait mené les gardes jusqu’au coin si bien dissimulé où vivaient Babet et son mari. Et, furieux, les gens de cette troupe ne s’en iraient pas sans détruire.

De fait, sur un ordre, on mit le feu à la pauvre