Page:Dunant - Un souvenir de Solférino, 1862.djvu/21

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général Trochu contre les corps d’armée de Veigl, Schwarzenberg et Schaffgotsche à Guidizzolo et à Rebecco, où se distinguent également, contre la cavalerie Mensdorff, les généraux Morris et Partouneaux.

L’inébranlable constance du général Niel qui tient tête, dans la plaine de Médole, avec les généraux de Failly, Vinoy et de Luzy aux trois grandes divisions de l’armée du comte Wimpffen, permet au maréchal de Mac-Mahon, avec les généraux de La Motterouge et Decaen et la cavalerie de la garde, d’arriver sur les mamelons de San Cassiano et de Cavriana en contournant les hauteurs qui forment la clef de ces positions, et de s’établir sur cette succession de collines parallèles où sont agglomérées les troupes des feldmaréchaux Clam-Gallas et Zobel ; mais le chevaleresque prince de Hesse, l’un des héros de l’armée autrichienne, bien digne de se mesurer avec l’illustre vainqueur de Magenta, et qui s’est engagé si intrépidement à San Cassiano, défend contre des assauts redoublés les trois mamelons du mont Fontana. Le général de Sévelinges y fait hisser sous les balles autrichiennes ses canons rayés, les grenadiers de la garde s’y attellent, les chevaux ne pouvant gravir ces pentes escarpées ; et, pour que les batteries transportées si originalement sur ces collines puissent lancer la foudre sur l’ennemi, les grenadiers approvisionnent de munitions les artilleurs en faisant tranquillement la chaîne depuis les caissons restés dans la plaine.

Le général de La Motterouge demeure enfin maître de