Page:Duplessis - Un monde inconnu, Tome 1, 1855.djvu/134

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un monde

— Parbleu ! vous arrivez très à propos, mon cher monsieur, me dit-il, j’allais sortir pour faire un tour d’Alemada, et je vous confisque à mon profit.

— Vous êtes trop aimable.

M. L… ordonna aussitôt à son domestique de seller un second cheval pour moi.

— J’ai des reproches à vous faire, ajouta M. L… comment ! vous êtes étranger dans cette ville et l’idée ne vous est point venue de me prendre pour cicérone. C’est mal à vous… ne vous excusez pas… mais faites mieux… réparez votre manque de confiance en me mettant à l’essai. J’aime beaucoup à remplir le rôle de cicérone, car je vous avouerai que je suis très bavard de ma nature, et d’un autre côté je n’ai rien à faire de pressé. Ainsi, si vous voulez bien