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un monde

colonnes du Times. Lorsque M. M… vînt me chercher ; il avait l’air radieux.

— Eh bien ! me dit-il, tout est terminé. Le Yankée est mort, et votre chambre est prête.

— Et le cadavre ?

— On l’a relégué jusqu’à ce soir dans un petit cabinet de l’azotea. À Vera-Crux, ce n’est point comme en Europe, on ne garde pas les morts pendant quarante-huit heures.

— Mais c’est une indignité !

— Prenez-vous-en au soleil qui nous donne quarante degrés de chaleur. Ici on ne peut rien conserver.

— Je le crois : pas même les souvenirs.

M. M… parut ne pas trop me comprendre.

— Voulez-vous venir voir votre chambre ?

— Volontiers.