Page:Duplessis - Un monde inconnu, Tome 1, 1855.djvu/258

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
252
un monde

— Pour faire comme tout le monde.

En effet, toutes les femmes quittaient précipitamment leurs siéges de fer ou le bras de leurs cavaliers et s’agenouillaient avec ferveur, imitées en cela, quoique avec moins d’enthousiasme cependant, par tous les hommes.

— C’est le viatique que l’on porte chez un mourant, me dit M. L… à demi-vois et il y aurait de quoi se faire lapider sans pitié, si l’on voulait, par bravade, rester debout, et en quelque endroit que vous surprenne le son de cette sainte clochette, vous êtes tenu de vous agenouiller jusqu’à ce que vous n’en entendiez plus le bruit. Je suis resté hier plus d’un bon quart d’heure dans cette humble posture, le chapeau à la main, et avec un soleil de trente-cinq degrés sur la tête.