Page:Duplessis - Un monde inconnu, Tome 1, 1855.djvu/62

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
56
un monde

frandes pleuvaient ; le plus petit moine était vénéré à l’égal d’un évêque ; les commandes de messes, d’un autre côté, se trouvaient si nombreuses, qu’on n’en célébrait qu’une pour cent personnes… seulement chaque personne payait dans une proportion contraire, c’est-à-dire aussi cher que si c’eût été pour elle seule. Cet état de choses était trop beau pour pouvoir durer longtemps ; et, en effet, les Poblanos demandèrent un jour au clergé de les débarrasser à tout jamais, et d’un seul coup, du fléau. Or, le clergé, qui s’était un peu trop avancé dans son enthousiasme et ses sermons, ne put reculer. Il fut donc convenu qu’une procession solennelle aurait lieu, et que les reliques les plus puissantes et les plus efficaces y seraient portées en triomphe. Les désastres du fléau devaient cesser immédiatement après.