Page:Durban - Essais sur les principes des finances.djvu/203

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pouvoient seules conserver ces mêmes ressources & les étendre.

Delà deux conséquences : la premiere, que dans toutes les opérations du gouvernement, le Souverain doit avoir perpétuellement sous les yeux la situation actuelle de ses finances ; afin que d’un côté ses vues tendent sans cesse à les améliorer par l’économie & la bonne administration ; & que de l’autre, chaque dessein qu’il forme pour la sureté, la gloire ou le bien de l’État, soit avant toutes choses combiné avec l’objet des secours pécuniaires qu’il peut se procurer sans effort.

La seconde, que la partie de la finance étant à la fois le mobile, le nerf & l’appui de toutes les autres, elle doit les précéder dans l’ordre du gouvernement ; le commerce dont les intérêts auroient seuls droit de prévaloir sur ceux de la finance, faisant cause commune avec elle dès qu’il s’agit d’admi-