Page:Duru et Chivot - La Fille du tambour-major.djvu/48

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LA DUCHESSE.

Pourtant ne disiez-vous pas vous-même qu’en allant chercher notre fille à son couvent, il y a quelques jours, vous aviez rencontré des Français ?


LE DUC, haussant les épaules.

Peuh !… une poignée de soldats que le premier consul pousse en avant pour faire croire qu’il a une armée… un ramassis de vieillards et d’éclopés, bons tout au plus à faire peur aux petits enfants et à l’aide desquels il tente de faire une diversion…


DEL PONTO.

Qui ne trompera personne.


LE DUC.

Personne… D’ailleurs le colonel Badanowitz est à deux lieues d’ici, qui les surveille… mais laissons cela et parlons de choses plus sérieuses.


LA DUCHESSE.

Oui, le duc a raison… Vous savez, messieurs, que nous donnons aujourd’hui une fête, où l’on signera le contrat de mariage de notre fille avec le marquis Bambini.


DEL PONTO.

Toutes nos félicitations.


LE DUC.

Messieurs, je compte sur vous… je veux que toute la noblesse de Novare assiste à cette soirée… Le gouverneur de Milan lui-même, doit s’y faire représenter par son neveu qui arrive exprès de Turin.


ZERBINELLI.

Ah ! oui, son neveu, un jeune monsignor que l’on dit assez écervelé.


LA DUCHESSE.

Il paraît… mais chut ! c’est le neveu du gouverneur, il est parfait.