Page:EDMA - La psychanalyse, Le Livre de Poche, 1975.djvu/84

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Défense


1. La défense est l’ensemble des procédés, le plus souvent inconscients, utilisés par le moi, pour maintenir son unité et son intégrité contre les dangers externes ou internes qui les mettraient en cause.

2. Les dangers extérieurs sont ceux qu’entraînerait la satisfaction de désirs proscrits par des interdits sociaux. Les dangers intérieurs concernent les agressions de la pulsion sexueiie ou de la pulsion de mort, et les représentations qui leur sont liées. Dans la conception freudienne, la notion de défense intervient surtout dans l’analyse des rapports du moi et des puisions. Le moi se défend contre les pulsions du ça en se guidant sur les impératifs du surmoi.

3. Le moyen qu’utilise la défense est le plus souvent le refoulement. Mais il existe auparavant des défenses primaires, comme la transformation des puisions en leur contraire, la régression, l’introjection. D’autre part, Anna Freud (née en 1895) a montré que la défense peut porter non seulement sur les pulsions, mais encore sur d’autres sources d’angoisse, comme les exigences du surmoi. Elle doit donc recourir à des mécanismes variés, comme la sublimation ou le fantasme. Mélanie Klein y a ajouté l’identification projective, le déni de la réalité psychique, le contrôle omnipotent de l’objet.

4. Si le moi ne parvient pas à mobiliser à temps assez de réserves énergétiques pour maintenir l’équilibre psychique, l’accroissement des tensions internes, par exemple des excitations sexuelles, peut provoquer des troubles somatiques. C’est ainsi qu’apparaît la « névrose actuelle » (actuelle parce qu’elle concerne la vie sexuelle présente, et non passée, de l’individu), dans laquelle Freud inclut la névrose d’angoisse, la neurasthénie et l’hypocondrie, La cure psychanalytique peut apporter au moi