Page:Edmond - Louis Blanc, 1882.djvu/20

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


chaises, et précédé d’une préface d’un bout à l’autre à son éloge. Obligé, à ce titre, il crut devoir accorder quelques mots d’appui au romancier, et il publia en ce sens une courte notice dans sa feuille.

La riposte de Girardin ne se fit pas attendre ; il déclarait qu’il ne reconnaissait pas dans les observations qui lui étaient adressées la loyauté « attribuée » au rédacteur en chef du National. »

Provocation, duel et mort s’ensuivirent à brève échéance. Or il est certain que si Louis Blanc, selon le désir de Rodde, eût été le seul maître de la rédaction, Capo de Feuillide qui en dehors du Bon Sens n’avait accès auprès d’aucun autre journal, eût rengainé son article, et du même coup la cause et ses effets ne se fussent jamais produits.

Les années marquées par un travail quotidien s’écoulent rapidement. En 1838, nous retrouvons Louis Blanc, à la suite d’une discussion avec les propriétaires du Bon Sens au sujet de la théorie sur les chemins de fer, abandonnant le journal et en train de fonder une publication intitulée : la Revue du Progrès. La cause du prolétariat y apparaît au premier plan. François Arago, Cormenin, le sculpteur