Page:Eekhoud - Teniers, 1926.djvu/20

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prend que Julien Teniers, bisaïeul du peintre étudié en la présente notice, s’appelait de son véritable nom Thesnier ou Taisnier. Teniers serait donc une corruption flamande d’un nom wallon.

Ce Julien Taisnier serait venu de Taisnières, village de la province du Hainaut d’alors, actuellement le département du Nord, à l’extrême frontière belge, où il exerçait la profession de passementier. De Taisnières il fut s’établir à Ath comme mercier.

Son fils Julien, le premier peintre du nom (1572-1615) fut reçu dans la confrérie de Saint-Luc à Anvers, en 1594. Aucune œuvre de lui n’est connue, dit M. Oscar Schellekens. Ce n’est guère qu’avec David, dit le Vieux, second fils du passementier-mercier (1582-1649) que le nom de Teniers commence à compter dans l’histoire de l’art. Mais c’est surtout à son fils, David Teniers le Jeune, que ce nom doit une véritable gloire.

David Teniers le Jeune devrait même s’appeler aujourd’hui : David Teniers le Grand.

Élève d’Adrien Brauwer, ensuite de Rubens, il oubliait son premier maître quand il disait : « Je tiens mon génie de la nature, mon goût de mon père, ma perfection de Rubens ».