Page:Emile Souvestre - Le Journaliste - Tome 1 - Charpentier 1839.djvu/12

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CHEZ LE MÈME EDITEUR :

 _ ‘ _ (EUVBES G()1ltIPLETES.I}E LORD BYRON, traduites sur la dernière édi-
 ` tion de Londres, par M. BENJABIIN LAROCHE, avec les notes et commen- ·
 · , taires de sir Walter Scout`, Thomas Moore, Francis J elirey, le profes- —
 · seur Wilson, sir Egerton Bridges, Véveqnc Hrber , ÃI.·G. Lockart, . ; .
 ‘ I " Ugo Foscolo, Shelley. George Ellis, Thomas Uatnphell, etc. ; deuxieme   s

Q E, é ntion, précédée de l’l-listoire de la vie et des ouvrages de tord Byron ; »-

 ` Un seul vol, grand in-Sli, à. deus colonnes , imprimé sur papier jésus
 ``.·.`-, ’ vélin, orné tl’un portrait de lord Byron et u’un’fuo-siiitile. Prix :
 L . · lo francs.   ‘=i· ,
 —, ’· Il n’est pas une personne, pour [Jeu qttlle ait de sentiment poétique,
 _ qui irait compris en les lisant la faiblesse des doux premieres traductions
 t _ ne Byron en français. 1ln’y a pas titl lecteur qui, ayant pu les comparer ·
 ` - avec l’ortginat, trait été révolté, non-seulement des mutilations qu’on a
 i . _ fait subir a la pensée du poete , mais encore de la forme plate, pâle, I-iut.

’_î , cute, dans laquelle ou a reproduit, c`est·a-dire travesti cette pensée si

 ’ grande, si colorée, si magniltqur. Le style de ce deux tratlnclions n`est t

i ’_ ` pas plus celui tle__Byrpn que celui de tout autre ecrivain anglais ; c`es| ;

 ·   tout sitnplrnieutiiceltti des lI’£tdtl_ClGI]l‘S, affadi encore et enrrvé dans les

,.ï ;· inipuhsauis efforts d`une lutte inégale. Et cependant le style d`un écri-

 "= ` vain, tl’un poêle, I1`esl—il>,Qit ;5,fS ;_l poesie elle-meme ? n est-il pas sa pliy— ;iu·

i i - . nomie, sa tigure ? Le styleïtiiest-il pas tltotnmc coûn, comme l’a dit Buf- " ` ton ? tie mot si vrai, en général, Pest encore plus ne Byron, dont les ren- . "’ , . vres sont surtout puissantes par le style et par la poesie tl`itlées, d’_imag·es ‘ · et de sentiments noi y ahonurnt. _

— · Au surplus . voici le jugement de Byron lui-même suries premières tra-

 ‘ . _ durtions frang ·ises de ses truvres. Noos Vextrayons de sa correspondance

’ - ’ ettie ses couiersations avec lady Bltsslngtotl, ouvrage publié par cette . · tlerttiere. i-ttraduitrn frangais. ‘

· . « Quelque tlatte qu’1l,îüt_, dans son amour-propre d‘autcnr, de voir tra-L. L R. ·. . , (1,,1,-, ; ,,35 ouytuges, il étoit toujours furieux des tran>l` ;i ;1·,urat`ions désa- ·É7` — ·· 1 vantageusesque lui faisaient sulir les traunctcors. Ju rai ou [0,,,hmi - n dans iles acces de rage en lisant quelques passages de la traduction fran- 1 _ 1 çaise ; passages. oisa.t_ il. que ces liontnns-la étaient incapables de

 ’ · · ·g gumlgrgiuliïgg EI] 1l`s ÉCPIHIÈI Il tt (i’(Ii*iO«l’B (l.1’HllI’C i HU liBU (IB il Zi’(td2L£n 

toro (ll`il(]lLUiClIt‘). Je mc vengerai UB res misëi·r.·oles rolomig_*iaieu :·s. i·’ · n Tous les tra tucteurs françtos et italiens, .tlisait—il, out..tu’é"te sens de ‘

 ; meg p-iesirs, et je ne comprends pas comment on peut concevoir de
 ’ · 1 Yailtniration pour nini en France eten Italte._ Ce.l”a._ I’pt|‘ll”§,’,3I1 sur-

_. 1 plus. jt.squ`où est descendue la poesie 1node1·t1e*f ;lâ`n_s ;ci§s_1dettx’iJa·ys. im _ · · _ . LADY BLIÉSSINGTON, Costoerstttions_tic’· !oiTq£. ëyrbn, p’ ;f225.

 · ‘ Cette critique est severe, mais elle est juste, comme çiiacun peut s°en
 · convaincre ; _ . . ` ‘ A   _ - .
 , Il y a deux ans, nous avons voulu a notre tour publier une nouvelle
 traduction des œuvres de Byron, mais une traduction qui rendit dans no-

,_=Q·—` - ‘ ` tre langue toutes les lleatlles titl texte anglais, le iontl comme la forme,

 J la uoult-ur aussi bien que le dessin, lBX|Jl’( ?»=lSl||Il avec les traits de le phy·

l_`· · - ` sionotnie ; qui produisit enlin SI1l‘ l’csp1·itdesiectet1rs la méme impression

 ’ * . que Forigiual. Ce but. si Fon en Cl`0Il les tettloignâtaes des hommes les .

. · _ _ plus clistingues de iépouue, nous Iavnns atteint cotnpletement. M. Ben-

 _ i jemiu Laroche a consacre llllilltti atltlëes Cotlsecltlllves a cet immense tra-A 

·— · vail ; s’itlentili :u1t avec son auteur. vivant de sa vie, pensant avec sa pen- . _, » sée, parlant avec son style, et tlülls le rendant ensuite en i`rattQais uaus · . s mute stvérité textuelle. dans toute sa tl’lE1H|”1·li(}f}llCi} native, sans porter su- _ _ M f, . euue atlei11te,t=i a la grace voilée ni à la pompe extérieure ne la langue de T ‘ · Byron ; en sorte tllliûll HB Sait trop ce t|It’on doll ; admirer le plus deug _ `“#·

 M_ Benjamin Laroche, ou de l écrivain tltll a su etre naturel, libre, lui-, `

méme, éminemment français en traduisant un tel poete , ou du traducteur A _ qui a su être ai vrai, si litlele, si Cotlcls, si aïlglaîs, si tord Byron, pour · . _ ainsi dire, malgre tant de spontanéité , de franchise et tforiginalitè. . — Le MEME, avec six belles gravures , prix : I2 francs.


, » · _ . ,t. avenir nr c°, ana nn ctntuiv, H sr 16, . · i . r’

J-., Il I , I ’ _’ I