Page:Emile Souvestre - Le Journaliste - Tome 1 - Charpentier 1839.djvu/167

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


— Me reconnaissez-vous ? demanda-t-il d'une voix terrible.

— Je n'ai point l'art de lire les noms sur les visages, répondit Frédéric froidement.

— Votre compagne sera plus habile.

— Arrière, monsieur!

— Bas ces masques!

—-Arrière! vous dis-je.

Le Hongrois porta la main à son poignard, et Garnier à son yatagan. Mais dans ce moment la musique se fit entendre ; la foule venait de rentrer dans les salons, et une troupe de masques se précipita dans la bibliothèque en riant. Frédéric profita de ce moment de tumulte pour ménager à la comtesse les moyens de s'échapper, et lorsqu'il se retourna pour chercher l'Arménien, il ne le retrouva plus.

Le lendemain, il était seul dans sa chambre, occupé à ranger dans une malle quel-