Page:Emile Souvestre - Le Journaliste - Tome 1 - Charpentier 1839.djvu/174

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Comme il achevait, le comte entra : il portait à la main deux pistolets de combat.

— Je suis à vous, dit Frédéric.

Le comte déposa ses armes sur la cheminée.

Garnier cacheta la lettre destinée à Leblanc, mit l'adresse et se leva. — Avant de sortir, monsieur, dit-il, encore un mot : ce sera le dernier. Je jure sur l'honneur que je n'ai jamais aimé la comtesse, que je ne l'ai vue que deux fois, que j'ignore même son nom, que ce portrait dans lequel vous avez vu un gage d'amour a été trouvé par moi à Bâle où il avait été oublié.

— Mensonge ! mensonge !… et la lettre !

— La lettre… celle qui l'a écrite a seule le pouvoir et le droit de l'expliquer, monsieur.

— Et elle le fera, dit une voix calme.

Frédéric et le Hongrois se retournèrent