Page:Esope trad Corrozet.djvu/52

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J2 FABLES D'ESOPE

Car j'apperçoy et voy que pour flater Le petit Chien est toujours bien venu; Devant mon maistre il ne faict que saulter, Japper, danser, dont il est cher tenu, Et moy je suis soubz le fais detenu. Tous jours batu en la ville et aux champs. Tant de fardeaulx mon doz a soustenu Que je me tien du nombre des meschantz. »

Adonc ungjour que son maistre arriva En son hostel, TAsne, pour luy complaire, Sur ses deux piedz tout debout se leva. Et commença à saulter et à braire.

Lors le seigneur, le voyant ainsi faire, Commande et diet qu'il soit tresbien froté. Le labeur donc où nature est contraire Se treuve vain, et n'est à riens compté.

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