Page:Féval - Les Mystères de Londres Tome 06.djvu/37

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maison à Belgrave-Lane. Le passage était plein déjà de palefreniers et de grooms.

Rio-Santo les regardait, et il y avait de la jalousie dans son regard.

— Ils sont heureux ! murmura-t-il enfin ; — leur vie se passe sans autre fatigue que celle du corps… Ils ont des amis qui les suppléeraient au besoin et continueraient leur tâche fortuitement interrompue… Mais moi !… oh ! moi, je suis seul ! Mon œuvre est en moi, toute en moi ! Voici le seul homme à qui jamais j’aie montré un coin de mon âme ; et cet homme a le transport… Et il épuise mes forces en des luttes insensées. Il me tue en détail avant de m’assassiner tout d’un coup, comme il le fera quelque jour dans sa folie.