Page:Fabre - Une nouvelle figure du monde. Les Théories d’Einstein.djvu/27

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


de sa genèse, des conceptions qui l’ont préparé depuis Newton jusqu’à Lorentz, de sa logique interne et du mode de conquête qui lui est propre, enfin des travaux mathématiques qui en sont les moyens. C’est cette étude que j’ai essayé de mener à bien dans le présent ouvrage.

En écrivant ce premier chapitre je désire donner à chacun, avec les humbles ressources du langage ordinaire, quelques idées très claires, très assurées et qu’on n’a pas, jusqu’à ce jour, dégagées de façon nette. Elles l’aideront à faire une représentation sinon absolument exacte et complète, du moins suffisante pour lui permettre d’accueillir avec sérénité bien des divagations.

Puisse-t-il ne plus subir avec un sourire égaré les fantaisies de tant d’ignorants qui exploitent les ténèbres de la métaphysique et de l’analyse et bravent sans crainte l’impuissant courroux de ces déesses muettes !



Le premier caractère des théories d’Einstein considérées, non pas même dans les équations auxquelles elles aboutissent, mais seulement dans la figure qu’elles donnent du réel, est que ces théories ne sont pas traduisibles avec exactitude en langage non mathématique. Ce caractère leur est propre, à l’exclusion de toutes les autres théories générales