Page:Fabre - Une nouvelle figure du monde. Les Théories d’Einstein.djvu/37

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Le principe de la relativité tel que l’emploie Einstein ne diffère donc du principe classique que par la substitution du mot optique au mot mécanique. Il est bien évident d’ailleurs que le temps n’est pas relatif pour les phénomènes optiques et absolu pour les phénomènes mécaniques. Nous pouvons donc dire qu’aucune expérience mécanique, optique ou électro-magnétique ne saurait mettre en évidence un mouvement uniforme.

L’application de ce principe donne les résultats les plus étonnants pour notre esprit. Tout devient relatif : l’espace, le mouvement comme le temps. Un chronomètre planétaire n’a pas la même marche qu’un chronomètre terrestre ; la longueur des objets et des instruments de mesure varie avec leur orientation. La vitesse de la lumière est une vitesse limite qui ne saurait être dépassée (ni même atteinte que par un corps infiniment plat). Les vitesses ne s’ajoutent plus suivant la règle du parallélogramme. La masse d’un corps varie suivant ses azimuts avec la direction de la force qui lui imprime son accélération.

On conçoit que de telles propositions, qui bouleversent de fond en comble la mécanique, aient donné à réfléchir aux ingénieurs. Mais il