Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/17

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avec une certitude arithmétique. L’ouvrage entier aura seize volumes !

Ne vous écriez pas qu’il vous en coûtera donc pour quatre volumes, en sus des douze annoncés, une vingtaine de francs, que vous n’aviez pas compté dépenser ; car j’aurai payé de quelques milliers, moi ! l’honneur d’être votre dévoué traducteur.

Le calcul en est facile.

J’imprime à 300 exemplaires, nombre assorti à mon humble renommée. Par conséquent, si toutes les souscriptions à cinq francs étaient venues à moi directement, j’aurais à recueillir une somme inférieure à quinze cents francs ; car il faut bien donner quelques exemplaires. Mais, comme le plus grand nombre est arrivé chez nos libraires et que nous leur faisons une remise d’un franc cinquante centimes par chaque souscription, il s’en suit que, de volume en volume, nos frais auront dépassé nos recettes de plusieurs centaines de francs.

Je le savais avant de commencer cette folle entreprise, comme dirait un sage de notre siècle.

Si ma nature avait été façonnée sur le patron de beaucoup des autres hommes, mon premier feu se serait évaporé insensiblement par les fatigues, les difficultés, les dépenses, l’accueil probablement silencieux du premier volume ; mais, loin de s’éteindre, je le sens au contraire, qui m’échauffe d’une nouvelle ardeur. J’ai commencé ce long ouvrage, j’atteste que je le terminerai, si Dieu ne