Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/175

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d’un cœur palpitant de crainte et de surprise. 1890.

Ensuite le volatile, mangeur de serpents, le monarque des oiseaux, chargé du pesant fardeau de cette branche et portant son éléphant avec sa tortue, reprit son vol lentement et parcourut ainsi beaucoup de pays, ébranlant toutes les montagnes avec le bruit de ses ailes. 1891-1892.

Mais il ne trouvait pas un seul endroit, où il voulût s’arrêter par compassion pour ses Bâlikhilyas. Enfin il aperçut le Gandhamâdsma, la plus belle des montagnes, et dirigea vers elle son vol rapide. 1393.

Là, il revit son père adonné à la pénitence, et Kaçyapa revit son fils l’oiseau d’une beauté céleste, 1394.

Doué de force, de courage, de splendeur, d’une rapidité égale à celle du vent ou de la pensée, pareil au sommet d’une montagne et levé comme le sceptre de Brahma ; 1395.

Inimaginable, inconcevable, inspirant la frayeur à tous les êtres, armé d’une grande vigueur et dressé comme la flamme du feu sur l’autel ; 1396.

Insurmontable, invincible aux Raksbasas, aux Dânavas, aux Dieux mêmes, capable de briser les cimes des montagnes et de tarir les eaux de la mer ; 1897.

Terrible, jetant les mondes dans l’égarement d’un aspect semblable à celui de la mort. Aussitôt qu’il vit son fils, le vénérable Kaçyapa, qui n’ignorait pas son dessein, lui tint alors ce langage : 1398.

« Ne te presse pas, mon fils ! Garde-toi, lui dit Kaçyapa, d’attirer sur toi l’infortune aujourd’hui ! Prends garde que ces Bâlikhilyas, chefs des Martîchis, ne te consument dans leur colère ! » 1399.