Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/270

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Arjouna, a-t-il pu, de ses traits décochés, précipiter seul entièrement plusieurs armées dans le monde des mânes ?

» Dis-moi tout cela, non sans détail, homme riche en pénitences, et chacune des choses, que firent en chaque lieu ces héros. » 2292-2293.

» Attends un instant, grand roi, lui répondit Vaîçampâyana. Il faut te dire qu’il y a un ordre vaste, établi par Krishna-Dwaîpâyana dans cette sainte narration. 2294.

Je vais dire sans rien omettre cette large conception du maharshi magnanime, honoré dans tous les mondes, Vyâsa, à la vigueur sans mesure ; 2295.

Les cent mille çlokas de choses pures, qu’a récitées ici-bas le fils de Satyavati à l’incalculable splendeur.

Quel que soit le savant, qui fasse entendre ce récit et quiconque l’écoutera, ces hommes iront dans le monde de Brahma jouir d’une condition égale à celle des Dieux. 2296-2297.

Ce poème va de pair avec les Védas ; il est purificateur, il est sublime ; c’est la première des choses, auxquelles on doit prêter l’oreille ; c’est un Pourâna, loué des rishis.

Dans cette très-sainte histoire sont enseignées complètement les règles de l’intérêt et de l’amour : c’est l’intelligence portée à sa plus haute élévation. 2298-2299,

Le savant, qui lit ce poème à des hommes, qui ne sont ni vils, ni athées, mais adonnés à l’aumône et voués à la vérité, obtiendra les biens en récompense. 2300.

Sans nul doute, il suffit au plus grand scélérat d’écouter ce récit pour qu’il soit lavé de son crime aussitôt, eût-il fait périr le fruit contenu au sein d’une mère ! 2301.

Il est délivré de tous ses péchés comme la lune des étreintes de Râhou ! Le guerrier, qui désire la victoire,